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J'ai repris la recette de base du livre "Artisan bread in five minutes a day" de Jeff Hertzberg et Zoë François, et je l'ai convertie avec les tables de conversion de leur autre bouquin "Healthy bread in five minutes a day".
Ca donne ça (en gros):
720 ml d'eau à 35°C - en fait c'est 675 gr, j'ai revu mes conversions de cups...
15 gr de levure
22.5 gr de gros sel non iodé
910 gr de farine à pain T65
On mélange eau, sel, levure, puis on incorpore la farine en patouillant joyeusement: ça devient un gros blob gluant...
Juste pour dire que je m'améliore: ma deuxième pâte est bien moins liquide que la première, et du coup les pâtins sont certes encore collants, mais un peu plus faciles à metre en forme et à grigner.
Ensuite 30 minutes au four à 250°, puis 225°, puis 200°.
Le plus dur, c'est d'attendre que le pain refroidisse...
Alors, depuis vendredi, quoi de neuf: fromage blanc mangé (battu avec de la cassonade), fromage de chêvre assaisonné pour les tartines, et pain en voie d'extinction.
Donc: on refait de la pâte!
J'ai repris la recette de base du livre "Artisan bread in five minutes a day" de Jeff Hertzberg et Zoë François, et je l'ai convertie avec les tables de conversion de leur autre bouquin "Healthy bread in five minutes a day".
Ca donne ça (en gros):
720 ml d'eau à 35°C
15 gr de levure
22.5 gr de gros sel non iodé
910 gr de farine à pain T65
On mélange eau, sel, levure, puis on incorpore la farine en patouillant joyeusement: ça devient un gros blob gluant, et il faut un bon instrument pour patouiller efficacement ( je parle d'expérience, j'ai cassé une spatule dans mon premier paton, j'ai dû continuer à la cuillère en bois).
Dans leurs bouqins et sur leur site, Jeff et Zoe (oui, ça fait une semaine que je potasse leurs bouquins, leur blog et leurs videos sur Youtube, on est devenu des intimes) recommande le "Danish dough whisk", un "mélangeur à pâte danois".
Je calme vos ardeurs tout de suite: le bestiau, réputé miraculeux, n'est évidemment pas trouvable sur l'Internet francophone. Youpi.
Je me suis donc rabattue sur un fouet plat, qui se débrouille pas trop mal autant pour le patouillage que pour le "pas-trop-de-pâte-engluée-tout-autour-merci".
Donc ça va.
N'empêche que je finirait bien par trouver un site qui consent à expédier des Danish dough whisks en France - c'est fabriqué en Pologne, autant dire que ça nous passe au dessus pour aller jusqu'aux Etats-Unis...
Bref, une fois le pâton mélangé, que fait-on? rien!
On l'oublie deux heures, voire plus, dans une pièce bien chauffée (again, la salle de bain), d'où on le récupérera tout gonflé et bulleux pour le mettre au frigo histoire de calmer ses ardeurs.
Pour la petite histoire, Jeff et Zoë explique que tout bêtement, la pâte réfrigérée est moins collante et plus facile à attraper et à mettre en forme.
Pour se servir de pâte, ils recommandent de sopoudrer le paton d'une petite poignée de farine (histoire d'éviter de s'en coller plein les doigts), et hop: on plonge joyeusement les doigts dedans!
On attrape une grosse poignée de pâte (Jeff conseille envitron la taille d'un pamplemousse) et on coupe au couteau cranté ou aux ciseaux les tentacules désespérés qui relient le futur pain au reste de son pâton. Jeff montre ça très bien sur Youtube.
Ensuite, on met vaguement en forme tout en rond, là encore: video ici (une image vaut mille mots, s'pas?).
On laisse reposer le temps que le four chauffe à 230-250°, et on enfourne quand il est chaud, après avoir grigné.
Tadaa!
Pour ceux qui sont allergiques à l'Anglais, c'est vraiment dommage pour vous, j'ai bien l'impression que ce principe du pain en 5
minutes par jour est snobé par l'Internet francophone.
Donc à la demande collective et unanime de ma maman, quelques explications sur mes trucs de cuisine...
Pour le contexte - vu que je n'ai pas mis à jour le blog depuis quelques jours...
Pour l'anecdote, en hiver seule ma salle de bain est chauffée à 20° de façon stable, donc j'y fais tourner ma fromagère, les ferments lactiques du fromage blanc sont plus frileux que ceux des yaourts, qui supportent sans sourciller les 15° de la cuisine, sans doute parce que la fromagère chauffe à 35° mais la yaourtière à 50°...
Pouf,pouf.
Cette semaine, j'ai tenté une nouvelle recete pour faire le pain, recette expliquée ici: le site du pain pour les flemmards qui ont autre chose à faire que de pétrir.
J'ai lancé une pâte hier (jeudi) midi, laissée à lever dans la salle de bain, elle a menacé d'envhir le lavabo. Après d'âpres négociations, il a été convenu de former un premier pain, vite cuit et encore plus vite mangé.
Ce soir, retour de la pâte pour un deuxième pain:
Je sais, c'est informe et ça ne ressemble à rien, j'ai eu la main trop lourde en farine et je me suis rattrapée en rajoutant trop d'eau - on ne se refait pas, s'pas...
Bref, ce saladier, qui débordait de pâte pleine de bulles hier soir a depuis été soulagé de deux pains (et j'ai pas mal gouté aussi, par conscience culinaire - et gourmandise aussi!)
Donc, vue d'ensemble:
Donc comme on peut voir, j'ai échantillonné un paquet de pâte pour former un pain:
Ma pâte étant trop humide, mon paton a tendance à partir sur les bords, pas grave, ça se corrigera à la cuisson...
Préchauffage du four à 250°, avec minuteur pour ne pas oublier (ben oui, je vais pas rester plantée devant non plus) et on oublie l'ensemble pour 30 minutes.
Par exemple pour aller s'occuper du chêvre, qui est au chaud depuis 07h ce matin dans la fromagère:
Il a l'air bien prêt, avec son petit lait qui flotte à la surface.
Hop, on égoutte:
Le petit lait se barre aussi vite qu'il peut...
Le chêvre rétrécit fortement à l'égouttage (et même avant!), c'est pour ça que je prépare direct un litre de lait de chêvre pour obtenir un petit pot de chêvre à tartiner, sinon, c'est homéopathique...
Bon, la faisselle position égouttage, ça descend au frigo, avec la pâte-à-bulles.
Il me reste encore facile 15 minutes à occuper, je vais finir mes yaourts.
Ils fermentent depuis ce matin (07 heures aussi) dans la yaourtière, bien au chaud sous leurs couvertures bleues.
Je vais d'abord attaquer mon fromage blanc:
C'est hyper compliqué: il faut tout de suite plein d'ingrédients difficiles à trouver, comme du lait entier, des petits suisses, et de la présure liquide (bon, pour la présure, c'est vrai que ça dépend des pharmacies).
Et avec tout ça, on fait quoi? ben, on mélange!
Les petis suisses en premier, ensuite le lait:
On mélange en douceur (bientôt ici: un fouet plat), on ajoute la présure (je n'en suis pas économe: carrément 12 gouttes, comme ça je suis tranquille, pas d'excuse pour que ça ne bosse pas!) et on verse dans la faisselle déjà placée dans la fromagère.
Résultat demain à...
midi vingt! (21+15... midi)
Le prélavage du bol de préparation s'est lancé automatiquement, ça c'est pratique!
Bon, retour à nos yaourts: on retire le couvercle: qu'ils sont appétissants!
La dernière touche, quelques pastilles de chocolat blanc, qui vont fondre à la chaleur des yaourts encore chauds et se mélanger à l'ensemble.
Les pastilles de chocolat, ça m'inspire, je sens que je vais en utiliser pas mal dans les yaourts...
On recouvre (tiens, déjà trois pots vides en attente dans la yaourtière pour la prochaine tournée)...
Et on met au frais pour demain, avec les deux rescapés de la tournée vanille-caramel de mardi...
30 minutes, four chaud à 250°, pain à enfourner: on grigne, on décore:
Et hop, au chaud, avec de l'eau dans la lèchefrite pour la vapeur (c'est ce qui rend la croute si belle et croquante).
Au bout de 16 minutes, ça semble prometteur:
Oups! le minuteur sonne, mon pain commence à bruler! Ah non, en fait c'est juste la farine sur la plaque, le pain lui crépite comme pas possible...
Bon, il est quand même un peu (beaucoup) coloré - plus que prévu, en tous cas...
Verdict:
J'aime bien ma machine à pain, hein, faut pas se tromper, mais là j'obtiens un pain encore plus beau et goutu, en faisant encore moins d'efforts, alors forcément...
En fait j'ai trouvé la recette pour faire le pain comme les yaourts et les fromages: je mélange les ingrédients, et après ça se démerde tout seul!
PS: évidemment l'entame n'a pas survécu, elle était encore tiède la
pauvre...
Un des secrets bien gardés des pages jaunes, c'est la désinscription.
Avec Internet, il n'y a plus beaucoup d'intérêt à recevoir les annuaires chaque année... mais la démarche pour se désinscrire est à faire sur un site à part:
http://www.recevoirmesannuaires.pagesjaunes.fr/OptInOptOut/Welcome.do
Préambule:
Puis-je prendre ma pilule combinée sans interruption pendant plusieurs mois ?
Oui ! Comme vous pouvez le lire plus haut, la semaine d’arrêt de la pilule a été instaurée pour que les femmes aient l’impression d’avoir des règles une fois par mois, afin d’imiter le cycle « naturel ». Mais ces règles ne sont pas de vraies règles. Elles sont provoquées artificiellement par... l’arrêt des comprimés.
La prise de la pilule en continu est plus confortable pour :
les femmes qui ont des migraines pendant la semaine d’arrêt de leur pilule ;
les femmes qui ont des symptômes prémenstruels (douleurs du bas-ventre, gonflement des seins, crampes pendant les règles) pendant
la semaine d’arrêt
les femmes qui ont une anémie en raison de règles abondantes
les femmes souffrant d’endométriose : la pilule « en continu » constitue un traitement efficace des douleurs et
des saignements ;
les femmes souffrant de maladie polykystique des ovaires ;
les femmes souffrant d’épilepsie dont les crises surviennent au moment des règles ! Et enfin, la prise continue de la pilule
augmente l’effet contraceptif !
Prendre sa pilule en continu, est-ce dangereux ?
Non. D’ailleurs, la prise continue est la règle pour toutes les autres méthodes contraceptives hormonales ! L’administration est quotidienne
pour les utilisatrices de toutes les méthodes ci-dessous :
pilules progestatives ;
implant (qui délivre des progestatifs en permanence pendant 3 ans) ;
DIU hormonal (qui délivre des progestatifs en permanence pendant 5 ans) ;
progestatifs thérapeutiques (qui doivent être pris en continu dans certaines situations médicales) ;
progestatifs injectables (1 injection tous les 3 mois sans « pause » entre deux injections). Non seulement rien ne
s’oppose à ce qu’on prenne une pilule combinée en continu, mais encore une fois, la prise continue augmente son efficacité !
C'est un extrait du site de Martin
Winckler, un site bourré d'informations sur les méthodes de contraception et la médecine en général, et pour chaque réponse qu'il donne sur son site, Martin Winckler fournit les sources:
études médicales internationales, instructions de l'OMS... C'est également lui qui a été chargé par l'INPES de rédiger pour son site "choisir sa contraception.fr".
Voilà une information qui a dû échapper à cette entreprise dont les campagnes de pub nous souhaitent en ce moment "une bonne semaine".
Les règles, quand on prend la pilule, ce n'est pas notre corps qui nous dit que tout va bien. C'est un phénomène artificiel sans signification. Des femmes ont pris la pilule, eu leur règles, et
un jour ont découvert que malgré cela elles étaient enceinte. Hé oui, les règles de la pilule, ça ne veut même pas dire qu'on n'est pas enceinte.
Personnellement, cela fait longtemps que je me dispense de cette corvée.Mon gyné"co le sait, mon généraliste le sait. J prends la
pilule en continu, ce qui m'apporte le double avantage d'une contraception sans failles même en cas d'oubli d'un soir et de ne plus avoir de règles.
Ce qui me sidère, c'est qu'avec le nombrez de femmes qui prennent la pilule, les règles soient toujours perçues comme "obligatoires".
Ce n'est pas le cas.
Quand on prend la pilule, les règles sont en option, mais j'attends encore le magazine féminin qui osera titrer: "Marre des règles? Prenez la pilue!".
Femmes libérées des hommes peut-être, mais de leur corps pas encore...
En prime j'ai la peau douce, hydraté et parfumée...
Le pourquoi de la situation: après une enquête poussée (j'ai cavalé le long de la rue sous le regard goguenard de deux voisins en tracteur), il s'avère que les eaux de la maison (hors WC, nous
avons adopté une fosse septique pour celles-là) s'écoulent directement dans la rivière.
Passé le côté un peu buciolique et Heidi dans la montagne de la chose, ça pose un problème: il y a des truites (fario) dans cette rivière (enfin quand il n'y a pas de mystérieuse pollution qui
les décime brusquement), çcela signifie qu'une douche, c'est 75 litres d'eau savonneuse in the Grand rombach direct, des truites parfum Dop...
L'ironie, c'est que je carbure à la lessive écolo U depuis un an, donc mon lave-linge lave plus écolo que ma douche.
Bref.
Après d'intensives recherches, j'ai découvert qu'il existe un produit qu'on peut utiliser pour se laver les mains, le nez, les fesses, les vitres, la vaisselle, le sol, une innovation dernière
génération très confidentielle - c'est en vente au Gamm vert de Sainte croix, c'est dire...
J'ai donc investi en liquide et en solide: un cube 72%, un cube 72% avec brosse, deux flacons pompes de 50cl et une recharge d'1L, une savonnette de 250 g (parfum santal, je la sniffe furieuement
depuis hier soir, mais je n'ai pas encore osé la déballer)...
Je sens que la, vous frétillez devant vos claviers: c'est où, c'est quoi, c'est cher?
Donc, comme vous ne suivez pas, je répète: c'est en vente au Gamm vert de Sainte Croix aux Mines, c'est du savon de Marseille Marius Fabre, et ce n'est pas cher...
Eh oui, le savon de Marseille, le vrai, qui contient 72% d' huiles végétales (72%), et qui laisse la peau propre, douce, parfumée...
Donc, le détail:
- un flacon pompe 50cl de savon de Marseille à la lavande (huile essentielle de)
- un flacon pompe 50 cl de savon de Marseille à la verveine (itou)
- une bouteille de recharge d'1L de savon de Marseille verveine (because ça sert pour les douches, j'en ai encore la peau douce)
- un cube de savon de Marseiille de 400g
- un cube de savon de Marseille de 40g avec brosse
- un savon de 250g au santal
- un seau d' 1L de savon noir
En photos, ça donne ça:
Et puis, comme je passais chez Vie Bio à Sélestat pour voir ce qu'ils proposaient en shampoing, j'ai craqué pour leur promo bouteille d'1L à 9.99€:
- un bain relaxant verveine exotique aux huiles végétales
- un shampoing miel-calendula-avoine usage fréquent
et comme les cheveux longs ça fait des noeuds, une bouteille de 50 cl de démélant karité-citron-sauge.
Plus un petit savon au fiel pour tester par raport au savon de Marseille rapport cols de chemises encrassés par le casque moto du cher et tendre...
Juste parce que je suis curieuse, et comme je mettais tout dans un sac direction je donnne parce que j'en veux plus, j'ai regardé les contenances de les flacons habituels: shampoing 330 ml,
après-shampoing 200 ml, douche 250ml...
Donc finalement, quand je considère, la promo au Vie Bio "1L 9.99€" pour du gel douche et du shampoing, ça met au même prix, voire moins cher qu'en supermarché (enfin pour les produits de
marques qui font de la pub à la télé, je ne parle pas du premier prix)
Tout ça pour dire qu'on peut rejeter de l'eau de douche bio et respectant la nature pour le même prix, on ne peut plus raler que d'acheter écolo, c'est trop cher...
Enfin en tout cas, moi je me refais une conscience à petit prix, les truites peuvent dormir tranquilles: ni ma douche, ni mon bain, ni ma serpillère ne polluent plus désormais...
Et juste pour faire taire les raleurs: j'attends encore d'avoir la peau qui tire après m'être douchée au savon de Marseille. J'attends... et ma crème hydratante pleure sur ma table de nuit parce
que ce matin je n'ai pas besoin d'elle après la douche...Donc pour résumer, si vous croisez une brise parfumée verveine citron, toute de douceur et de fraicheur ce matin, c'est peut-être moi,
trouvez-vous vite une chaise, ça peut surprendre...
Speéciale dédicace à celle qui rentre de Madère pleine de jambon et de vin: au Gamm Vert, ils vendent aussi le savon de Marseille en barre plate à mettre au fond du lit. Parce que le cube, à la
longue, ça déforme pas tes draps? Enfin moi, je dis ça, je dis rien, hein, jamais de crampes, donc... le savon, il reste près des points d'eau, s'pas...
Prochain épisode: noix de lavage ou copeaux de savon de Marseille, le grand dilemme...
Les chats commencent à rapporter des proies... jusque dans la cuisine!
Première victime officielle: Evinrude!

Enfin...
Ils m'ont laissé la libellule en deux paries sur le sol de la cuisihne... la tête d'un côté, le corps machouillé de l'autre...
On le perd !
Chargez les palettes !
1,2,3,4,5 ! Choc !
1,2,3,4,5 ! choc !
Je sens un pouls !
Bref, tout ça pour dire qu’après une absence prolongée, je vais tenter de ranimer ce blog…
Par exemple pour faire de la pub à une super association, cheval alsace, dont nous avions rencontré une des membres, Flora, à l’occasion d’une promenade.
Déjà prévu : d’autres balades dans le vignobles et au champ du feu…
Yihaa !
« il en faut de l’énergie pour être un enfant ». Ce slogan est martelé en ce moment. Le produit vanté dans la pub contient, d’après les images du film, du lait, du cacao et des noisettes. Le plan sur le lait qui cascade accompagné de fin cacao poudré et d’une averse de belles noisettes entières, est souvent repris dans d’autres films publicitaires pour différents produits de ce groupe alimentaire.
Chaque fois que je vois ces images, avec le bandeau en bas « pour votre santé, bougez etc », je suis furieuse que les autorités de régulation laissent cette pub sur les écrans. Je suis favorable l’arrêt de la publicité sur France Télévision. Je suis favorable à l’interdiction du mensonge à but commercial aux frais de la santé du consommateur.
Cette pub spécifique est un exemple, mais la logique sous-jacente est commune à beaucoup d’autres : on montre un produit idéalisé, on parie sur le fait que le consommateur n’ira pas vérifier. Bien sûr les gâteaux salés sont « idéal quand on rentre à la maison ».
En fait ce qui me révolte, ce n’est pas tant le fait qu’il y ait publicité sur ces produits, mais l’angle choisi : la pate à tartiner présentée comme bénéfique pour l’enfant car riche en énergie, idem les gâteaux. Les desserts et yaourts bonne Maman ont bénéficié d’une communication originale et réaliste : silence sur la nutrition, il s’agit de vendre un moment de plaisir, un souvenir des bons desserts de l’enfance. Il se trouve que les recettes de ces desserts sont exemplaires : des ingrédients simples, pas de conservateurs ni de colorants, ni d’édulcorants. La crème aux œufs contient de la crème et des œufs. Point.
Donc c’est possible, non ?
La pâte à tartiner surmédiatisée communique sur sa teneur en lait, cacao et noisettes.
Qu’en est-il réellement ?
En France, la législation impose aux fabricants de lister les ingrédients par ordre d’importance en quantité. Ce détail semble anodin, mais appliqué à un cas pratique, il prend tout son sens.
Voici les ingrédients de la pate à tartiner susmentionnée :
« sucre, huile végétale, noisettes (13%), cacao maigre (7,4%), lait écrémé en poudre (6,6%), lactosérum en
poudre, émulsifiant (lécithine de soja), arôme."
3,19€ le pot de 750 grammes en grandes et mùoyennes surfaces.
Les pourcentages vous semblent bien bas?
Voici la conversion, pour un pot de 750 grammes, le pot le plus référencé en rayon:
97,5 grammes de noisettes
56 grammes de cacao
49,5 grammes de lait en poudre... Ramené à la tartine, les portions semblent chiches!
Curieusement, ni le sucre ni l’huile végétale, les deux principaux ingrédients, ne sont montrés dans la pub.
Et passons sur le fait que l’ingrédient « huile végétale » est tout à fait vague : huile pure ? Mélangée ? Hydrogénée ?
J’ai rencontré une femme qui achète bio aujourd’hui parce que sa fille a du cholestérol. Elle avait l’habitude de prendre cette pâte à tartiner à tous les petits déjeuners. Est-ce lié ?
Difficile à dire.
Mais il est vrai que lorsqu’on cherche des pates à tartiner chocolat noisette dans les rayons bio, voici ce que l’on trouve :
Moulin des Moines – Chocolade –
Ingrédients :Purée de noisette 28%, Sucre de canne complet, Lait entier en poudre, Huile de palme non hydrogénée, Huile de tournesol, Poudre de cacao, Vanille, Lécithine de soja .
5,42€ le pot de 350 grammes en moyenne surface.
Jean Hervé – Chocolade –
Ingrédients : Noisettes 28 %, sucre de canne roux, lait entier en poudre, huile de palme non hydrogénée, poudre de cacao non dégraissé, huile de tournesol, beurre de cacao, huile de noix, extrait naturel de vanille, sel non raffiné. Produits issus de l’agriculture biologique.
8,75€ le pot de 770 grammes en moyenne surface bio.
Et pour les grands mordus de chocolat, Jardin bio (groupe Lea Nature), commercialise en gamme bio + équitable, une pate à tartiner chocolat noir,
Ingrédients :Sucre de canne**, poudre de cacao maigre 30%**, huile de tournesol*, graisse de palme*, lécithine de soja, extrait de vanille Bourbon*. *Issus de l'agriculture
Bio
**produits issus du commerce équitable.
3,50€ le pot de 375 grammes en grande surface.
Est-ce que la différence de prix en vaut vraiment la peine ?
Petit aparté sur l’huile de palme : cette matière grasse végétale, malheureusement de plus en plus répandue dans les produits agro-alimentaires et d’hygiène (Greenpeace a manifesté contre Dove à ce sujet), n’est pas sans conséquences, nutritionnellement et écologiquement.
Côté nutrition : l’huile de palme est une huile saturée très épaisse, quasiment solide, parfois appelée « graisse de palme ». Lorsqu’elle est hydrogénée, cette huile est un passeport direct pour un taux de mauvais cholestérol qui monte en flèche, car elle est pleine d’acides gras trans.
Mais même non hydrogénée, c’est une matière grasse riche en acides gras mono et poly insaturés. Facile à utiliser car presque solide, elle permet d’améliorer l’onctuosité des préparations alimentaires, et ce à bas prix, ce qui explique qu’on la retrouve dans presque tous les produits alimentaires en grandes surfaces.
Ecologiquement, les plantations d’huile de palme se développent de façon exponentielle, occasionnant des
conséquences parfois dramatiques sur leur environnement, notamment en Asie : des forêts entières y sont brulées pour laisser la place à des plantations de palmiers à huile, menaçant les
orang-outans d’extinction. En Afrique, de gigantesques terrains agricoles sont rachetés à bas prix par des entreprises asiatiques pour y établir des productions d’huile de palme destinée à
l’industrie agro-alimentaire mondiale. Certes il y a également des plantations qui respectent leur environnement et qui sont bénéfiques pour le pays
producteur, mais elles semblent être de plus en plus l’exception et non la règle...
Bref, entre le gras des uns et le gras des autres, je préfère encore choisir le pot le plus riche en noisettes et cacao, car moins riche en gras... et à titre personnel, plus riche en
goût également, mais je suppose que ça se discute!
Rien qu'en additionnant les noisettes+le cacao+ le lait en poudre de la pâte à tartiner en pub, on n'atteind même pas le seul pourcentage de noisettes (28%) des pâtes à tartiner bio...
Et le reste? du sucre et de l'huile...
Bon appétit, bien sûr...
PS: une dernière précision, suite à mon expérience personnelle - car j'ai payé de ma personne pour ce panel des pâtes à tartiner noisete-chocolat:une fois qu'on passe aux pâtes à tartiner bio,
impossible de revenir en arrière, la texture de l'autre pâte à tartiner semble trop épaisse, trop collante, son goût trop lisse et trop gras... Quel dommage, pour un produit qui communique sur sa
richesse en noisettes, en cacao et en "bon lait"! (le lait tout écrémé ne présente aucun intérêt nutritionnel, seuls les laits entiers et demi-écrémés conservent le calcium et les vitamines
originelles, et encore je ne sais pas si ça survit au passage en "poudre").
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